Pr Eric E. GabisonCornée et surface oculaire · Paris
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Sommaire du cours ▾
  1. Innervation cornéenne
  2. Pré- vs post-ganglionnaire
  3. Physiopathologie de la KNT
  4. Sémiologie de l'ulcère
  5. Étiologies
  6. Classification & pronostic
  7. Traitement : trois cibles
  8. Stratégie & messages clés
  9. Références — KNT
Chapitre 3 sur 3

Traitement : trois cibles, une escalade

La prise en charge poursuit trois objectifs simultanés :

  1. Limiter l'inflammation et l'iatrogénie — le premier geste est toujours un geste de retrait.
  2. Favoriser la cicatrisation épithéliale — versant cellulaire (facteurs de croissance) et versant matriciel (thérapies matricielles).
  3. Limiter la fonte stromale — antiprotéases et interruption des interactions épithélio-stromales.

Point de départ obligatoire : identifier l'étiologie et arrêter tout médicament potentiellement toxique. Rechercher une sécheresse, une pathologie de surface, une lagophtalmie, une anomalie palpébrale. Stadifier selon Mackie — c'est le stade qui guide la suite.

Ce qui est réellement prescrit : la photographie de la série

À la première consultation, 344 yeux (97,2 %) recevaient déjà un traitement médical.

Traitement médical à la première consultation
Traitement médicalYeux (%)
Larmes artificielles à l'acide hyaluronique287 (81,1 %)
Vitamine A pommade274 (77,4 %)
Antiherpétique systémique156 (44,1 %)
Inhibiteurs de MMP91 (25,7 %) — doxycycline orale 44 (12,4 %), azithromycine topique 44 (12,4 %), N-acétylcystéine 3 (0,8 %)
Antibiotiques fortifiés81 (22,9 %) — dont 58 inutiles (16,4 %), 23 justifiés (6,5 %)
Antibiotiques prophylactiques topiques70 (19,8 %)
RGTA49 (13,8 %)
Pansement occlusif44 (12,4 %)
Sérum autologue39 (11,0 %)
Lentilles sclérales25 (7,1 %)
Lentille pansement22 (6,2 %)
Occlusion des points lacrymaux7 (2,0 %)
Traitement chirurgical (118 yeux, 33,3 %)
GesteYeux (%)
Overlay AMT82 (23,2 %)
Inlay AMT43 (12,1 %)
Tarsorraphie partielle ou totale26 (7,3 %)
Autres gestes palpébraux11 (3,1 %)
Kératoplastie thérapeutique (transfixiante ou lamellaire)8 (2,3 %)
Toxine botulique (releveur)7 (2,0 %)
Débridement de l'hyperplasie épithéliale5 (1,4 %)
Flap conjonctival4 (1,1 %)
Colle cyanoacrylate2 (0,6 %)
Chirurgie en urgence (ulcère pré-perforé ou perforé)14

Parmi les traitements spécifiques (sérum autologue, RGTA, membrane amniotique), 87 yeux ont reçu une seule modalité et 42 une combinaison.

Antiprotéases

Doxycycline per os, azithromycine topique (effet anti-collagénolytique indépendant de l'action antibactérienne), N-acétylcystéine. Indication privilégiée : amincissement évolutif, kératolyse, maladie de surface associée. Le sérum autologue y contribue également par son α2-macroglobuline et ses TIMP.

Sérum autologue et dérivés sanguins

Le sérum autologue apporte à la fois des facteurs de croissance (EGF, NGF, IGF-1), de l'α2-macroglobuline et des TIMP — il agit donc simultanément sur les cibles ② et ③. Alternatives documentées : sérum de sang de cordon ombilical (Vajpayee, BJO 2003 ; Yoon, Ophthalmology 2007 ; Sharma, IOVS 2011 ; Erdem 2014) et lysats plasmatiques et plaquettaires (Alió, Ophthalmology 2007).

Résultat à connaître pour ne pas s'illusionner

Utilisé exclusivement au stade I, le sérum autologue obtient 5 succès sur 23 yeux (21,7 %), en 85,0 ± 72,8 jours — tous les délais de cicatrisation dépassant 14 jours. Surtout, 7 yeux (17,9 %) traités par sérum autologue seul ont progressé du stade I vers les stades II ou III.

Deux conséquences pratiques : le débuter tôt (Guadilla et al.), mais ne pas s'y entêter — un stade I sous sérum autologue qui ne s'améliore pas doit être réévalué et escaladé, pas prolongé. Dans la série, l'indication principale était un stade I persistant malgré le traitement non spécifique, ou un antécédent de stade II-III.

Thérapie matricielle : RGTA / Cacicol

Le RGTA est un mimétique d'héparane sulfate qui reconstitue une matrice transitoire et protège les facteurs de croissance héparane-sulfate-dépendants de la dégradation (D. Barritault et J.-P. Caruelle, laboratoire CRRET, Paris XII / OTR3). Efficacité initialement rapportée dans les ulcères neurotrophiques (Aifa, Muraine et al., IOVS 2012 : 11 patients, cicatrisation en 8,7 semaines, bonne tolérance ; Arvola et al., Cornea 2016), et confirmée sur la cicatrisation post-crosslinking (Kymionis Cornea 2015 ; Bata JAMA Ophthalmol 2016 ; Gumus J Refract Surg 2017).

Résultats de la série, discriminants

Stades II-III : 21 succès sur 33 yeux (63,6 %), en 16,7 ± 13,9 jours (délais : < 7 jours 33 %, 7-14 jours 29 %, > 14 jours 38 %).
Stade I : 0 succès sur 11 yeux (0 %) — le RGTA ne doit pas être utilisé au stade I.
Corrélation avec l'étiologie : taux de cicatrisation positivement corrélé aux étiologies neurologiques centrales (r = 0,36 ; p = 0,04) et négativement corrélé à l'origine herpétique (r = −0,39 ; p = 0,026).

Cette double corrélation rejoint le cadre pré/post-ganglionnaire du chapitre 13 : là où l'axone périphérique est préservé (causes centrales), la thérapie matricielle a une cible fonctionnelle ; là où il est détruit (herpès), elle a moins de prise.

Greffe de membrane amniotique

La membrane amniotique combine matrice + facteurs de croissance + antiprotéases — elle couvre les trois cibles à la fois. Trois modalités (Sippel et al., Curr Opin Ophthalmol 2001) : inlay (taille identique à l'ulcère, membrane basale vers le haut, intégrée à la cornée), filling multicouche (ulcérations stromales profondes), overlay (véritable lentille biologique recouvrant la cornée, suturée à distance, jouant le rôle de pansement).

Résultats de la série : 145 procédures en stades II-III, 83 succès (57,2 %), cicatrisation moyenne 15,0 ± 14,9 jours (< 7 jours : 31 % ; 7-14 jours : 40 % ; > 14 jours : 29 %), 1,44 ± 0,70 greffe par œil (1 à 5). Le délai de cicatrisation sous AMT est le plus court observé, sans différence significative avec le RGTA (p = 0,70).

Répartition par stade : la majorité des yeux recevant un inlay étaient au stade II (27,9 %) ou III (69,8 %) ; de même pour l'overlay (36,4 % et 57,1 %). Six yeux initialement au stade I ont nécessité un overlay, et 12 yeux au stade II ont nécessité overlay et inlay du fait d'une dégradation rapide.

Le traitement étiopathogénique : NGF recombinant

L'histoire commence avec la découverte du NGF par Rita Levi-Montalcini et Stanley Cohen (prix Nobel 1986), se poursuit par le NGF recombinant murin (Lambiase et al., NEJM 1998 ; Bonini et al., Ophthalmology 2000), et aboutit au NGF recombinant humain — cénégermine.

Essai de phase II randomisé en double insu contre véhicule, stades II-III (Bonini et al., Ophthalmology 2018) :

rhNGF (cénégermine) vs véhicule, stades II-III
VéhiculerhNGF
Cicatrisation à 4 semaines13,7 %55 %
Cicatrisation à 8 semaines33,3 %74 %

C'est le seul traitement qui s'attaque directement à la cause — restaurer le signal trophique et favoriser la régénération nerveuse — et non à ses conséquences épithéliales. Dans la même logique physiologique, les collyres associant substance P et IGF-1 exploitent la synergie neuro-trophique.

Mise en perspective par les auteurs de la série

Leur propre taux de cicatrisation des stades II-III atteint 87,9 % à 5 semaines, attribué à un seuil bas de recours à la membrane amniotique et à une surveillance très rapprochée. La place exacte du rhNGF dans la séquence, et ses résultats à long terme, restent à préciser.

Protection palpébrale

Indispensable en cas de malocclusion ou de lagophtalmie : pansement occlusif (12,4 % des yeux), tarsorraphie partielle ou totale (7,3 %), injection de toxine botulique dans le releveur (2,0 %) (Revue Cochrane 2013). Les lentilles sclérales (7,1 %) offrent une alternative non chirurgicale de protection et d'hydratation continue.

Chirurgie de sauvetage

Débridement des berges hyperplasiées — geste simple, souvent décisif. Puis, selon l'étendue et la profondeur : flap conjonctival, colle cyanoacrylate, greffe « bouchon » centrale (Gabison et al., Cornea 2011), kératoplastie lamellaire ou transfixiante thérapeutique. Lorsque le défect est trop étendu pour une membrane amniotique, la greffe devient le traitement de choix, en urgence si nécessaire.

La voie d'avenir : la neurotisation cornéenne

Plutôt que de suppléer le trophisme, réinnerver la cornée. Le principe consiste à transférer un nerf sensitif sain — typiquement les nerfs supra-orbitaire et supra-trochléaire controlatéraux, directement ou via un greffon nerveux (nerf sural) — jusqu'au limbe de l'œil anesthésié. Les résultats publiés montrent une récupération objective de la sensibilité et une réinnervation en microscopie confocale (Terzis et al., Plast Reconstr Surg 2009 ; Elbaz, Ali et al., JAMA Ophthalmol 2014;132:1289-95 ; Benkhatar et al., Cornea 2018). C'est aujourd'hui l'option à discuter dans les anesthésies cornéennes définitives de l'enfant et de l'adulte jeune, avant de s'engager dans une succession de greffes vouées à l'échec sur un terrain non innervé.

Stratégie pratique : escalade guidée par le stade

Escalade thérapeutique selon le niveau
NiveauInterventionCible
Socle (tous stades)Recherche et arrêt de l'iatrogénie + acide hyaluronique + vitamine A
Stade I persistantSérum autologue (tôt, réévalué) ± antiprotéases ± occlusion lacrymale② ③
Stades II-IIIRGTA / Cacicol — surtout étiologies centrales
Stades II-IIIOverlay AMTInlay AMT → overlay + inlay② ③
Stades II-III réfractairesNGF recombinantcause
Malocclusion / lagophtalmieLentille sclérale, pansement, tarsorraphie, toxine botulique
Fonte / perforationDébridement, colle, flap, greffe bouchon, kératoplastiesauvetage
Anesthésie définitiveNeurotisation cornéennecause
Deux règles de suivi

1. Réévaluer et critiquer sa prise en charge tous les 7 à 14 jours. Un traitement qui n'a pas fait la preuve de son efficacité en deux semaines doit être remplacé, pas prolongé. C'est particulièrement vrai au stade I sous sérum autologue, où 17,9 % des yeux progressent vers un stade supérieur.

2. Annoncer la charge de suivi : en moyenne 15 consultations par patient, 9,9 visites sur ~78 jours au stade I, 16,9 visites sur ~35 jours aux stades II-III, avec un suivi moyen de 21,4 mois et un risque de récidive réel (70 yeux, 1,5 récidive par œil).

Messages à retenir

  1. Devant toute kératite ponctuée, tout défect épithélial, tout ulcère : tester la sensibilité cornéenne. C'est le geste qui manque le plus souvent — 37,9 % des diagnostics ont été retardés de 38,8 jours en moyenne.
  2. Le niveau de la lésion par rapport au ganglion trigéminé prédit la sévérité : pré-ganglionnaire ou ganglionnaire partielle → KPS ; post-ganglionnaire ou ganglionnaire totale → ulcère.
  3. Retard de cicatrisation = 7 jours ; défect épithélial persistant = 14 jours. Le retard de cicatrisation est le principal facteur de risque de fonte stromale.
  4. La cause est multifactorielle une fois sur trois (34,2 %) : trouver une étiologie n'autorise pas à arrêter de chercher.
  5. Le premier traitement est un retrait : arrêt de l'iatrogénie. Les antibiotiques fortifiés étaient inutiles dans 16,4 % des yeux, contre 6,5 % de surinfections documentées.
  6. Des berges hyperplasiées se débrident. Une fluorescéine qui s'infiltre sous les berges évoque un herpès.
  7. Adapter au stade : sérum autologue au stade I (tôt, et sans s'entêter — 21,7 % de succès en 85 jours, 17,9 % de progression) ; RGTA et membrane amniotique aux stades II-III (63,6 % et 57,2 %) ; RGTA à proscrire au stade I (0 %).
  8. Le stade I cicatrise plus lentement que les stades II-III (78 vs 35 jours, p < 0,001) — non par gravité, mais par pauvreté de l'arsenal. Ne pas confondre lenteur et bénignité.
  9. Le pronostic visuel dépend de trois variables : acuité initiale, stade de Mackie initial, âge. Ni l'étiologie ni la lagophtalmie ne le déterminent.
  10. La KNT est une urgence. Traitée et surveillée de près, elle cicatrise dans 79,5 % des cas ; non traitée, un stade II-III ne cicatrise spontanément que dans 13,7 % des cas à 4 semaines.

Références — Kératite neurotrophique

Travaux de l'équipe

  1. Saad S, Abdelmassih Y, Saad R, Guindolet D, El Khoury S, Doan S, Cochereau I, Gabison EE. Neurotrophic keratitis: frequency, etiologies, clinical management and outcomes. Ocul Surf 2020;18(2):231-236.
  2. Gabison EE, Huet E, Baudouin C, Menashi S. Direct epithelial–stromal interaction in corneal wound healing: role of EMMPRIN/CD147 in MMPs induction and beyond. Prog Retin Eye Res 2009;28(1):19-33.
  3. Gabison EE, Mourah S, Steinfels E, et al. Differential expression of extracellular matrix metalloproteinase inducer (CD147) in normal and ulcerated corneas. Am J Pathol 2005;166(1):209-219.
  4. Huet E, Vallée B, Delbé J, et al., Gabison EE. EMMPRIN modulates epithelial barrier function through a MMP-mediated occludin cleavage: implications in dry eye disease. Am J Pathol 2011;179(3):1278-1286.
  5. Huet E, et al., Gabison EE. EMMPRIN/CD147 promotes myofibroblast differentiation by inducing α-SMA expression and collagen gel contraction. FASEB J 2008;22(4):1144-1154.
  6. Gabison EE et al. Ophthalmology 2005 (hyperplasie épithéliale et cicatrisation).
  7. Gabison EE et al. Cornea 2011 (technique de greffe « bouchon »).

Innervation, physiopathologie

  1. Müller LJ, Marfurt CF, Kruse F, Tervo TMT. Corneal nerves: structure, contents and function. Exp Eye Res 2003;76:521-542.
  2. Dua HS, Said DG, Messmer EM, et al. Neurotrophic keratopathy. Prog Retin Eye Res 2018;66:107-131.
  3. Dhillon VK, Elalfy MS, Messina M, Dua HS. Acta Ophthalmol 2016;94:e6-e10.
  4. Okada Y, et al. Trigeminal denervation and functional limbal stem cell deficiency. Lab Invest 2018.
  5. Mastropasqua L, Massaro-Giordano G, Nubile M, Sacchetti M. Understanding the pathogenesis of neurotrophic keratitis: the role of corneal nerves. J Cell Physiol 2017;232:717-724.
  6. Mohan R, et al. J Biol Chem 2001 (déficience en MMP-9 et hyperplasie épithéliale).
  7. Fini ME, et al. J Biol Chem 2003.
  8. Chang B, Groos E. Neurotrophic keratitis. In: Mannis M, Holland E, eds. Cornea, 4e éd. Elsevier, 2017:452-454.
  9. Mackie IA. Neuroparalytic keratitis. In: Current Ocular Therapy. WB Saunders, 1995.
  10. Sacchetti M, Lambiase A. Diagnosis and management of neurotrophic keratitis. Clin Ophthalmol 2014;8:571-579.
  11. Semeraro F, Forbice E, Romano V, et al. Neurotrophic keratitis. Ophthalmologica 2014;231:191-197.
  12. Bonini S, Rama P, Olzi D, Lambiase A. Neurotrophic keratitis. Eye (Lond) 2003;17:989-995.
  13. Hsu HY, Modi D. Etiologies, quantitative hypoesthesia, and clinical outcomes of neurotrophic keratopathy. Eye Contact Lens 2015;41:314-317.

Microscopie confocale

  1. Benítez del Castillo JM, et al. Invest Ophthalmol Vis Sci 2007.
  2. Hamrah P, et al. Ophthalmology 2010.
  3. Labbé A, et al. Invest Ophthalmol Vis Sci 2012.
  4. Stephan J, et al. Acta Ophthalmol 2018.

Traitements

  1. Bonini S, Lambiase A, Rama P, Sinigaglia F, Allegretti M, Chao W, et al. Phase II randomized, double-masked, vehicle-controlled trial of recombinant human nerve growth factor for neurotrophic keratitis. Ophthalmology 2018;125:1332-1343.
  2. Lambiase A, Rama P, Bonini S, et al. N Engl J Med 1998;338:1174-1180.
  3. Aifa A, Gueudry J, Portmann A, Delcampe A, Muraine M. Topical treatment with a new matrix therapy agent (RGTA) for corneal neurotrophic ulcers. Invest Ophthalmol Vis Sci 2012;53:8181-8185.
  4. Arvola RPJ, Robciuc A, Holopainen JM. Matrix regeneration therapy: a case series of corneal neurotrophic ulcers. Cornea 2016;35:451-455.
  5. Kymionis GD, et al. Cornea 2015 ; Bata AM, et al. JAMA Ophthalmol 2016 ; Gumus K, et al. J Refract Surg 2017.
  6. Guadilla AM, Balado P, Baeza A, Merino M. Arch Soc Esp Oftalmol 2013;88:302-306.
  7. Vajpayee RB, et al. Br J Ophthalmol 2003;87:1312-1316 ; Yoon KC, et al. Ophthalmology 2007;114:1637-1642 ; Sharma N, et al. Invest Ophthalmol Vis Sci 2011;52:1087-1092 ; Erdem E, et al. Int J Ophthalmol 2014;7:807.
  8. Alió JL, et al. Ophthalmology 2007;114:1286-1293.
  9. Tai MC, Cosar CB, Cohen EJ, Rapuano CJ, Laibson PR. The clinical efficacy of silicone punctal plug therapy. Cornea 2002;21:135-139.
  10. Sippel KC, Ma JJK, Foster CS. Amniotic membrane surgery. Curr Opin Ophthalmol 2001.
  11. Terzis JK, Dryer MM, Bodner BI. Corneal neurotization: a novel solution to neurotrophic keratopathy. Plast Reconstr Surg 2009;123:112-120.
  12. Elbaz U, Bains R, Zuker RM, Borschel GH, Ali A. Restoration of corneal sensation with regional nerve transfers and nerve grafts. JAMA Ophthalmol 2014;132(11):1289-1295.
  13. Benkhatar H, et al. Corneal neurotization. Cornea 2018.
  14. Saint-Jean A, Sainz de la Maza M, Morral M, et al. Ocular adverse events of systemic inhibitors of the epidermal growth factor receptor: report of 5 cases. Ophthalmology 2012;119:1798-1802.

Chapitre de travail — synthèse originale cohérente avec le dossier « Cicatrisation cornéenne ». Données chiffrées vérifiées sur la publication (Ocul Surf 2020), en priorité sur les valeurs du support de cours.

Glossaire des abréviations utilisées dans ce cours

Sigles et acronymes scientifiques employés au fil des 10 pages du cours, classés par ordre alphabétique.

AAV
virus adéno-associé (vecteur viral de thérapie génique)
ABCG2
transporteur ABCG2, marqueur des cellules souches limbiques
AINS
anti-inflammatoire non stéroïdien
AMT
greffe de membrane amniotique (Amniotic Membrane Transplantation)
anti-VEGF
traitement anti-angiogénique ciblant le VEGF
ASC
protéine adaptatrice de l'inflammasome (Apoptosis-associated Speck-like protein containing a CARD)
AVC
accident vasculaire cérébral
BrdU
bromodésoxyuridine, marqueur de prolifération cellulaire
CCL2
chimiokine CCL2, synonyme de MCP-1 ; recrute les monocytes circulants
CCR2
récepteur de CCL2 ; marqueur des monocytes/macrophages nouvellement recrutés
CD147
cluster de différenciation 147 ; synonyme de l'EMMPRIN et de la basigine
CD163
marqueur de macrophages M2 ; récepteur scavenger hémoglobine-haptoglobine
CD206
récepteur du mannose ; marqueur de polarisation M2
CD74
récepteur de surface du MIF
CDVA
acuité visuelle de loin corrigée (Corrected Distance Visual Acuity)
CGRP
peptide relié au gène de la calcitonine (Calcitonin Gene-Related Peptide)
CTGF
facteur de croissance du tissu conjonctif (Connective Tissue Growth Factor)
CX3CL1
fractalkine, chimiokine impliquée dans le recrutement des monocytes/macrophages
CXCR2/CXCR4
récepteurs de chimiokines, également récepteurs du MIF
DAMP
motif moléculaire associé aux dommages (Damage-Associated Molecular Pattern)
DEP
défect épithélial persistant
EGF
facteur de croissance épidermique (Epidermal Growth Factor)
EGFR
récepteur du facteur de croissance épidermique
EMMPRIN
inducteur des métalloprotéinases matricielles (Extracellular Matrix Metalloproteinase Inducer) ; synonyme de CD147
ETDRS
échelle d'acuité visuelle de référence en recherche clinique (Early Treatment Diabetic Retinopathy Study)
FasL
ligand de Fas, protéine inductrice d'apoptose
FISH
hybridation in situ en fluorescence
GAG
glycosaminoglycane(s)
GM-CSF
facteur de stimulation des colonies de granulocytes-macrophages
GVH
maladie du greffon contre l'hôte (Graft-Versus-Host)
HGF
facteur de croissance des hépatocytes (Hepatocyte Growth Factor)
HIF-3α
facteur induit par l'hypoxie, sous-unité 3-alpha
HMGB1
High Mobility Group Box 1, alarmine relarguée par les cellules lésées (DAMP)
IC 95 %
intervalle de confiance à 95 %
IESD
interactions épithélio-stromales directes
IFN-γ
interféron gamma
IGF-1
facteur de croissance analogue à l'insuline de type 1
IL-1
interleukine-1
iNOS
NO-synthase inductible
IPAS
protéine à domaine PAS inhibitrice (inhibitory PAS domain protein)
IRM
imagerie par résonance magnétique
KGF
facteur de croissance des kératinocytes (Keratinocyte Growth Factor)
KNT
kératite neurotrophique
KPS
kératite ponctuée superficielle
LASIK
kératomileusis in situ assisté par laser (Laser-Assisted In Situ Keratomileusis)
LogMAR
échelle logarithmique d'acuité visuelle
LOX
lysyl oxydase, enzyme de réticulation du collagène
LPS
lipopolysaccharide bactérien
M1
macrophage à activation classique, à profil pro-inflammatoire
M2
macrophage à activation alternative, à profil pro-résolutif/réparateur (sous-types M2a-M2d, M2eff)
MBE
membrane basale épithéliale
MerTK
récepteur tyrosine kinase impliqué dans l'éfférocytose
MIF
facteur d'inhibition de la migration des macrophages (Macrophage Migration Inhibitory Factor)
MMP
métalloprotéinase matricielle (Matrix Metalloproteinase)
NEM IIB
néoplasie endocrinienne multiple de type IIB
NGF
facteur de croissance nerveuse (Nerve Growth Factor)
NLRP3
inflammasome NLRP3 (NOD-, LRP- and pyrin domain-containing protein 3)
NO
monoxyde d'azote
PACAP
polypeptide activateur de l'adénylate cyclase hypophysaire
PAF
facteur d'activation plaquettaire (Platelet-Activating Factor)
PAMP
motif moléculaire associé aux pathogènes (Pathogen-Associated Molecular Pattern)
PDGF
facteur de croissance dérivé des plaquettes (Platelet-Derived Growth Factor)
PEDF
facteur dérivé de l'épithélium pigmentaire (Pigment Epithelium-Derived Factor)
PGE₂
prostaglandine E2
PRK
photokératectomie réfractive (photoablation de surface au laser)
pro-NGF
précurseur du NGF
RGTA
agent matriciel de régénération tissulaire (ReGeneraTing Agent), ex. Cacicol
rhNGF
NGF recombinant humain (cénégermine)
ROS
espèces réactives de l'oxygène (Reactive Oxygen Species)
Smad
protéines effectrices de la voie de signalisation du TGF-β
SNC
système nerveux central
sVEGFR-1
forme soluble du récepteur-1 du VEGF (= sFlt-1)
sVEGFR-3
forme soluble du récepteur-3 du VEGF
TGF-β
facteur de croissance transformant bêta (Transforming Growth Factor beta)
TIMP
inhibiteur tissulaire des métalloprotéinases
TLR
récepteur de type Toll (Toll-Like Receptor)
TNF-α
facteur de nécrose tumorale alpha
TRPV4
canal ionique mécanosensible de la famille TRP (Transient Receptor Potential Vanilloid 4)
uPA
activateur du plasminogène de type urokinase
V1
branche ophtalmique du nerf trijumeau
VEGF
facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (Vascular Endothelial Growth Factor)
VEGF-C
isoforme lymphangiogénique du VEGF
VIP
peptide intestinal vasoactif (Vasoactive Intestinal Peptide)
YAP/TAZ
effecteurs de la voie Hippo, senseurs de rigidité mécanique de la matrice
α-SMA
alpha-actine de muscle lisse, marqueur du myofibroblaste