Traitement : trois cibles, une escalade
La prise en charge poursuit trois objectifs simultanés :
- Limiter l'inflammation et l'iatrogénie — le premier geste est toujours un geste de retrait.
- Favoriser la cicatrisation épithéliale — versant cellulaire (facteurs de croissance) et versant matriciel (thérapies matricielles).
- Limiter la fonte stromale — antiprotéases et interruption des interactions épithélio-stromales.
Point de départ obligatoire : identifier l'étiologie et arrêter tout médicament potentiellement toxique. Rechercher une sécheresse, une pathologie de surface, une lagophtalmie, une anomalie palpébrale. Stadifier selon Mackie — c'est le stade qui guide la suite.
Ce qui est réellement prescrit : la photographie de la série
À la première consultation, 344 yeux (97,2 %) recevaient déjà un traitement médical.
| Traitement médical | Yeux (%) |
|---|---|
| Larmes artificielles à l'acide hyaluronique | 287 (81,1 %) |
| Vitamine A pommade | 274 (77,4 %) |
| Antiherpétique systémique | 156 (44,1 %) |
| Inhibiteurs de MMP | 91 (25,7 %) — doxycycline orale 44 (12,4 %), azithromycine topique 44 (12,4 %), N-acétylcystéine 3 (0,8 %) |
| Antibiotiques fortifiés | 81 (22,9 %) — dont 58 inutiles (16,4 %), 23 justifiés (6,5 %) |
| Antibiotiques prophylactiques topiques | 70 (19,8 %) |
| RGTA | 49 (13,8 %) |
| Pansement occlusif | 44 (12,4 %) |
| Sérum autologue | 39 (11,0 %) |
| Lentilles sclérales | 25 (7,1 %) |
| Lentille pansement | 22 (6,2 %) |
| Occlusion des points lacrymaux | 7 (2,0 %) |
| Geste | Yeux (%) |
|---|---|
| Overlay AMT | 82 (23,2 %) |
| Inlay AMT | 43 (12,1 %) |
| Tarsorraphie partielle ou totale | 26 (7,3 %) |
| Autres gestes palpébraux | 11 (3,1 %) |
| Kératoplastie thérapeutique (transfixiante ou lamellaire) | 8 (2,3 %) |
| Toxine botulique (releveur) | 7 (2,0 %) |
| Débridement de l'hyperplasie épithéliale | 5 (1,4 %) |
| Flap conjonctival | 4 (1,1 %) |
| Colle cyanoacrylate | 2 (0,6 %) |
| Chirurgie en urgence (ulcère pré-perforé ou perforé) | 14 |
Parmi les traitements spécifiques (sérum autologue, RGTA, membrane amniotique), 87 yeux ont reçu une seule modalité et 42 une combinaison.
Antiprotéases
Doxycycline per os, azithromycine topique (effet anti-collagénolytique indépendant de l'action antibactérienne), N-acétylcystéine. Indication privilégiée : amincissement évolutif, kératolyse, maladie de surface associée. Le sérum autologue y contribue également par son α2-macroglobuline et ses TIMP.
Sérum autologue et dérivés sanguins
Le sérum autologue apporte à la fois des facteurs de croissance (EGF, NGF, IGF-1), de l'α2-macroglobuline et des TIMP — il agit donc simultanément sur les cibles ② et ③. Alternatives documentées : sérum de sang de cordon ombilical (Vajpayee, BJO 2003 ; Yoon, Ophthalmology 2007 ; Sharma, IOVS 2011 ; Erdem 2014) et lysats plasmatiques et plaquettaires (Alió, Ophthalmology 2007).
Utilisé exclusivement au stade I, le sérum autologue obtient 5 succès sur 23 yeux (21,7 %), en 85,0 ± 72,8 jours — tous les délais de cicatrisation dépassant 14 jours. Surtout, 7 yeux (17,9 %) traités par sérum autologue seul ont progressé du stade I vers les stades II ou III.
Deux conséquences pratiques : le débuter tôt (Guadilla et al.), mais ne pas s'y entêter — un stade I sous sérum autologue qui ne s'améliore pas doit être réévalué et escaladé, pas prolongé. Dans la série, l'indication principale était un stade I persistant malgré le traitement non spécifique, ou un antécédent de stade II-III.
Thérapie matricielle : RGTA / Cacicol
Le RGTA est un mimétique d'héparane sulfate qui reconstitue une matrice transitoire et protège les facteurs de croissance héparane-sulfate-dépendants de la dégradation (D. Barritault et J.-P. Caruelle, laboratoire CRRET, Paris XII / OTR3). Efficacité initialement rapportée dans les ulcères neurotrophiques (Aifa, Muraine et al., IOVS 2012 : 11 patients, cicatrisation en 8,7 semaines, bonne tolérance ; Arvola et al., Cornea 2016), et confirmée sur la cicatrisation post-crosslinking (Kymionis Cornea 2015 ; Bata JAMA Ophthalmol 2016 ; Gumus J Refract Surg 2017).
Stades II-III : 21 succès sur 33 yeux (63,6 %), en 16,7 ± 13,9 jours (délais : < 7 jours 33 %, 7-14 jours 29 %, > 14 jours 38 %).
Stade I : 0 succès sur 11 yeux (0 %) — le RGTA ne doit pas être utilisé au stade I.
Corrélation avec l'étiologie : taux de cicatrisation positivement corrélé aux étiologies neurologiques centrales (r = 0,36 ; p = 0,04) et négativement corrélé à l'origine herpétique (r = −0,39 ; p = 0,026).
Cette double corrélation rejoint le cadre pré/post-ganglionnaire du chapitre 13 : là où l'axone périphérique est préservé (causes centrales), la thérapie matricielle a une cible fonctionnelle ; là où il est détruit (herpès), elle a moins de prise.
Greffe de membrane amniotique
La membrane amniotique combine matrice + facteurs de croissance + antiprotéases — elle couvre les trois cibles à la fois. Trois modalités (Sippel et al., Curr Opin Ophthalmol 2001) : inlay (taille identique à l'ulcère, membrane basale vers le haut, intégrée à la cornée), filling multicouche (ulcérations stromales profondes), overlay (véritable lentille biologique recouvrant la cornée, suturée à distance, jouant le rôle de pansement).
Résultats de la série : 145 procédures en stades II-III, 83 succès (57,2 %), cicatrisation moyenne 15,0 ± 14,9 jours (< 7 jours : 31 % ; 7-14 jours : 40 % ; > 14 jours : 29 %), 1,44 ± 0,70 greffe par œil (1 à 5). Le délai de cicatrisation sous AMT est le plus court observé, sans différence significative avec le RGTA (p = 0,70).
Répartition par stade : la majorité des yeux recevant un inlay étaient au stade II (27,9 %) ou III (69,8 %) ; de même pour l'overlay (36,4 % et 57,1 %). Six yeux initialement au stade I ont nécessité un overlay, et 12 yeux au stade II ont nécessité overlay et inlay du fait d'une dégradation rapide.
Le traitement étiopathogénique : NGF recombinant
L'histoire commence avec la découverte du NGF par Rita Levi-Montalcini et Stanley Cohen (prix Nobel 1986), se poursuit par le NGF recombinant murin (Lambiase et al., NEJM 1998 ; Bonini et al., Ophthalmology 2000), et aboutit au NGF recombinant humain — cénégermine.
Essai de phase II randomisé en double insu contre véhicule, stades II-III (Bonini et al., Ophthalmology 2018) :
| Véhicule | rhNGF | |
|---|---|---|
| Cicatrisation à 4 semaines | 13,7 % | 55 % |
| Cicatrisation à 8 semaines | 33,3 % | 74 % |
C'est le seul traitement qui s'attaque directement à la cause — restaurer le signal trophique et favoriser la régénération nerveuse — et non à ses conséquences épithéliales. Dans la même logique physiologique, les collyres associant substance P et IGF-1 exploitent la synergie neuro-trophique.
Leur propre taux de cicatrisation des stades II-III atteint 87,9 % à 5 semaines, attribué à un seuil bas de recours à la membrane amniotique et à une surveillance très rapprochée. La place exacte du rhNGF dans la séquence, et ses résultats à long terme, restent à préciser.
Protection palpébrale
Indispensable en cas de malocclusion ou de lagophtalmie : pansement occlusif (12,4 % des yeux), tarsorraphie partielle ou totale (7,3 %), injection de toxine botulique dans le releveur (2,0 %) (Revue Cochrane 2013). Les lentilles sclérales (7,1 %) offrent une alternative non chirurgicale de protection et d'hydratation continue.
Chirurgie de sauvetage
Débridement des berges hyperplasiées — geste simple, souvent décisif. Puis, selon l'étendue et la profondeur : flap conjonctival, colle cyanoacrylate, greffe « bouchon » centrale (Gabison et al., Cornea 2011), kératoplastie lamellaire ou transfixiante thérapeutique. Lorsque le défect est trop étendu pour une membrane amniotique, la greffe devient le traitement de choix, en urgence si nécessaire.
La voie d'avenir : la neurotisation cornéenne
Plutôt que de suppléer le trophisme, réinnerver la cornée. Le principe consiste à transférer un nerf sensitif sain — typiquement les nerfs supra-orbitaire et supra-trochléaire controlatéraux, directement ou via un greffon nerveux (nerf sural) — jusqu'au limbe de l'œil anesthésié. Les résultats publiés montrent une récupération objective de la sensibilité et une réinnervation en microscopie confocale (Terzis et al., Plast Reconstr Surg 2009 ; Elbaz, Ali et al., JAMA Ophthalmol 2014;132:1289-95 ; Benkhatar et al., Cornea 2018). C'est aujourd'hui l'option à discuter dans les anesthésies cornéennes définitives de l'enfant et de l'adulte jeune, avant de s'engager dans une succession de greffes vouées à l'échec sur un terrain non innervé.
Stratégie pratique : escalade guidée par le stade
| Niveau | Intervention | Cible |
|---|---|---|
| Socle (tous stades) | Recherche et arrêt de l'iatrogénie + acide hyaluronique + vitamine A | ① |
| Stade I persistant | Sérum autologue (tôt, réévalué) ± antiprotéases ± occlusion lacrymale | ② ③ |
| Stades II-III | RGTA / Cacicol — surtout étiologies centrales | ② |
| Stades II-III | Overlay AMT → Inlay AMT → overlay + inlay | ② ③ |
| Stades II-III réfractaires | NGF recombinant | cause |
| Malocclusion / lagophtalmie | Lentille sclérale, pansement, tarsorraphie, toxine botulique | ① |
| Fonte / perforation | Débridement, colle, flap, greffe bouchon, kératoplastie | sauvetage |
| Anesthésie définitive | Neurotisation cornéenne | cause |
1. Réévaluer et critiquer sa prise en charge tous les 7 à 14 jours. Un traitement qui n'a pas fait la preuve de son efficacité en deux semaines doit être remplacé, pas prolongé. C'est particulièrement vrai au stade I sous sérum autologue, où 17,9 % des yeux progressent vers un stade supérieur.
2. Annoncer la charge de suivi : en moyenne 15 consultations par patient, 9,9 visites sur ~78 jours au stade I, 16,9 visites sur ~35 jours aux stades II-III, avec un suivi moyen de 21,4 mois et un risque de récidive réel (70 yeux, 1,5 récidive par œil).
Messages à retenir
- Devant toute kératite ponctuée, tout défect épithélial, tout ulcère : tester la sensibilité cornéenne. C'est le geste qui manque le plus souvent — 37,9 % des diagnostics ont été retardés de 38,8 jours en moyenne.
- Le niveau de la lésion par rapport au ganglion trigéminé prédit la sévérité : pré-ganglionnaire ou ganglionnaire partielle → KPS ; post-ganglionnaire ou ganglionnaire totale → ulcère.
- Retard de cicatrisation = 7 jours ; défect épithélial persistant = 14 jours. Le retard de cicatrisation est le principal facteur de risque de fonte stromale.
- La cause est multifactorielle une fois sur trois (34,2 %) : trouver une étiologie n'autorise pas à arrêter de chercher.
- Le premier traitement est un retrait : arrêt de l'iatrogénie. Les antibiotiques fortifiés étaient inutiles dans 16,4 % des yeux, contre 6,5 % de surinfections documentées.
- Des berges hyperplasiées se débrident. Une fluorescéine qui s'infiltre sous les berges évoque un herpès.
- Adapter au stade : sérum autologue au stade I (tôt, et sans s'entêter — 21,7 % de succès en 85 jours, 17,9 % de progression) ; RGTA et membrane amniotique aux stades II-III (63,6 % et 57,2 %) ; RGTA à proscrire au stade I (0 %).
- Le stade I cicatrise plus lentement que les stades II-III (78 vs 35 jours, p < 0,001) — non par gravité, mais par pauvreté de l'arsenal. Ne pas confondre lenteur et bénignité.
- Le pronostic visuel dépend de trois variables : acuité initiale, stade de Mackie initial, âge. Ni l'étiologie ni la lagophtalmie ne le déterminent.
- La KNT est une urgence. Traitée et surveillée de près, elle cicatrise dans 79,5 % des cas ; non traitée, un stade II-III ne cicatrise spontanément que dans 13,7 % des cas à 4 semaines.
Références — Kératite neurotrophique
Travaux de l'équipe
- Saad S, Abdelmassih Y, Saad R, Guindolet D, El Khoury S, Doan S, Cochereau I, Gabison EE. Neurotrophic keratitis: frequency, etiologies, clinical management and outcomes. Ocul Surf 2020;18(2):231-236.
- Gabison EE, Huet E, Baudouin C, Menashi S. Direct epithelial–stromal interaction in corneal wound healing: role of EMMPRIN/CD147 in MMPs induction and beyond. Prog Retin Eye Res 2009;28(1):19-33.
- Gabison EE, Mourah S, Steinfels E, et al. Differential expression of extracellular matrix metalloproteinase inducer (CD147) in normal and ulcerated corneas. Am J Pathol 2005;166(1):209-219.
- Huet E, Vallée B, Delbé J, et al., Gabison EE. EMMPRIN modulates epithelial barrier function through a MMP-mediated occludin cleavage: implications in dry eye disease. Am J Pathol 2011;179(3):1278-1286.
- Huet E, et al., Gabison EE. EMMPRIN/CD147 promotes myofibroblast differentiation by inducing α-SMA expression and collagen gel contraction. FASEB J 2008;22(4):1144-1154.
- Gabison EE et al. Ophthalmology 2005 (hyperplasie épithéliale et cicatrisation).
- Gabison EE et al. Cornea 2011 (technique de greffe « bouchon »).
Innervation, physiopathologie
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Chapitre de travail — synthèse originale cohérente avec le dossier « Cicatrisation cornéenne ». Données chiffrées vérifiées sur la publication (Ocul Surf 2020), en priorité sur les valeurs du support de cours.
Glossaire des abréviations utilisées dans ce cours
Sigles et acronymes scientifiques employés au fil des 10 pages du cours, classés par ordre alphabétique.
Aucun terme trouvé.
- AAV
- virus adéno-associé (vecteur viral de thérapie génique)
- ABCG2
- transporteur ABCG2, marqueur des cellules souches limbiques
- AINS
- anti-inflammatoire non stéroïdien
- AMT
- greffe de membrane amniotique (Amniotic Membrane Transplantation)
- anti-VEGF
- traitement anti-angiogénique ciblant le VEGF
- ASC
- protéine adaptatrice de l'inflammasome (Apoptosis-associated Speck-like protein containing a CARD)
- AVC
- accident vasculaire cérébral
- BrdU
- bromodésoxyuridine, marqueur de prolifération cellulaire
- CCL2
- chimiokine CCL2, synonyme de MCP-1 ; recrute les monocytes circulants
- CCR2
- récepteur de CCL2 ; marqueur des monocytes/macrophages nouvellement recrutés
- CD147
- cluster de différenciation 147 ; synonyme de l'EMMPRIN et de la basigine
- CD163
- marqueur de macrophages M2 ; récepteur scavenger hémoglobine-haptoglobine
- CD206
- récepteur du mannose ; marqueur de polarisation M2
- CD74
- récepteur de surface du MIF
- CDVA
- acuité visuelle de loin corrigée (Corrected Distance Visual Acuity)
- CGRP
- peptide relié au gène de la calcitonine (Calcitonin Gene-Related Peptide)
- CTGF
- facteur de croissance du tissu conjonctif (Connective Tissue Growth Factor)
- CX3CL1
- fractalkine, chimiokine impliquée dans le recrutement des monocytes/macrophages
- CXCR2/CXCR4
- récepteurs de chimiokines, également récepteurs du MIF
- DAMP
- motif moléculaire associé aux dommages (Damage-Associated Molecular Pattern)
- DEP
- défect épithélial persistant
- EGF
- facteur de croissance épidermique (Epidermal Growth Factor)
- EGFR
- récepteur du facteur de croissance épidermique
- EMMPRIN
- inducteur des métalloprotéinases matricielles (Extracellular Matrix Metalloproteinase Inducer) ; synonyme de CD147
- ETDRS
- échelle d'acuité visuelle de référence en recherche clinique (Early Treatment Diabetic Retinopathy Study)
- FasL
- ligand de Fas, protéine inductrice d'apoptose
- FISH
- hybridation in situ en fluorescence
- GAG
- glycosaminoglycane(s)
- GM-CSF
- facteur de stimulation des colonies de granulocytes-macrophages
- GVH
- maladie du greffon contre l'hôte (Graft-Versus-Host)
- HGF
- facteur de croissance des hépatocytes (Hepatocyte Growth Factor)
- HIF-3α
- facteur induit par l'hypoxie, sous-unité 3-alpha
- HMGB1
- High Mobility Group Box 1, alarmine relarguée par les cellules lésées (DAMP)
- IC 95 %
- intervalle de confiance à 95 %
- IESD
- interactions épithélio-stromales directes
- IFN-γ
- interféron gamma
- IGF-1
- facteur de croissance analogue à l'insuline de type 1
- IL-1
- interleukine-1
- iNOS
- NO-synthase inductible
- IPAS
- protéine à domaine PAS inhibitrice (inhibitory PAS domain protein)
- IRM
- imagerie par résonance magnétique
- KGF
- facteur de croissance des kératinocytes (Keratinocyte Growth Factor)
- KNT
- kératite neurotrophique
- KPS
- kératite ponctuée superficielle
- LASIK
- kératomileusis in situ assisté par laser (Laser-Assisted In Situ Keratomileusis)
- LogMAR
- échelle logarithmique d'acuité visuelle
- LOX
- lysyl oxydase, enzyme de réticulation du collagène
- LPS
- lipopolysaccharide bactérien
- M1
- macrophage à activation classique, à profil pro-inflammatoire
- M2
- macrophage à activation alternative, à profil pro-résolutif/réparateur (sous-types M2a-M2d, M2eff)
- MBE
- membrane basale épithéliale
- MerTK
- récepteur tyrosine kinase impliqué dans l'éfférocytose
- MIF
- facteur d'inhibition de la migration des macrophages (Macrophage Migration Inhibitory Factor)
- MMP
- métalloprotéinase matricielle (Matrix Metalloproteinase)
- NEM IIB
- néoplasie endocrinienne multiple de type IIB
- NGF
- facteur de croissance nerveuse (Nerve Growth Factor)
- NLRP3
- inflammasome NLRP3 (NOD-, LRP- and pyrin domain-containing protein 3)
- NO
- monoxyde d'azote
- PACAP
- polypeptide activateur de l'adénylate cyclase hypophysaire
- PAF
- facteur d'activation plaquettaire (Platelet-Activating Factor)
- PAMP
- motif moléculaire associé aux pathogènes (Pathogen-Associated Molecular Pattern)
- PDGF
- facteur de croissance dérivé des plaquettes (Platelet-Derived Growth Factor)
- PEDF
- facteur dérivé de l'épithélium pigmentaire (Pigment Epithelium-Derived Factor)
- PGE₂
- prostaglandine E2
- PRK
- photokératectomie réfractive (photoablation de surface au laser)
- pro-NGF
- précurseur du NGF
- RGTA
- agent matriciel de régénération tissulaire (ReGeneraTing Agent), ex. Cacicol
- rhNGF
- NGF recombinant humain (cénégermine)
- ROS
- espèces réactives de l'oxygène (Reactive Oxygen Species)
- Smad
- protéines effectrices de la voie de signalisation du TGF-β
- SNC
- système nerveux central
- sVEGFR-1
- forme soluble du récepteur-1 du VEGF (= sFlt-1)
- sVEGFR-3
- forme soluble du récepteur-3 du VEGF
- TGF-β
- facteur de croissance transformant bêta (Transforming Growth Factor beta)
- TIMP
- inhibiteur tissulaire des métalloprotéinases
- TLR
- récepteur de type Toll (Toll-Like Receptor)
- TNF-α
- facteur de nécrose tumorale alpha
- TRPV4
- canal ionique mécanosensible de la famille TRP (Transient Receptor Potential Vanilloid 4)
- uPA
- activateur du plasminogène de type urokinase
- V1
- branche ophtalmique du nerf trijumeau
- VEGF
- facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (Vascular Endothelial Growth Factor)
- VEGF-C
- isoforme lymphangiogénique du VEGF
- VIP
- peptide intestinal vasoactif (Vasoactive Intestinal Peptide)
- YAP/TAZ
- effecteurs de la voie Hippo, senseurs de rigidité mécanique de la matrice
- α-SMA
- alpha-actine de muscle lisse, marqueur du myofibroblaste