Pr Eric E. GabisonCornée et surface oculaire · Paris
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AccueilKératite neurotrophique › Sémiologie, étiologies & pronostic
Sommaire du cours ▾
  1. Innervation cornéenne
  2. Pré- vs post-ganglionnaire
  3. Physiopathologie de la KNT
  4. Sémiologie de l'ulcère
  5. Étiologies
  6. Classification & pronostic
  7. Traitement : trois cibles
  8. Stratégie & messages clés
  9. Références — KNT
Chapitre 2 sur 3

Sémiologie : lire un ulcère de cornée

La localisation

  • Ulcère central ou paracentral → évoquer d'abord une cause trophique, une iatrogénie, une infection, une inflammation.
  • Ulcère périphérique → évoquer d'abord une cause inflammatoire (kératite ulcérante périphérique), plus rarement infectieuse.

Cette dichotomie tient à la vascularisation et à l'innervation : la périphérie est proche des vaisseaux limbiques et des cellules immunitaires ; le centre est le territoire le plus densément innervé et le plus dépendant du film lacrymal.

La forme du fond et des berges

  • Ulcère « en pente douce », harmonieux, à bords lisses et arrondis, avec halo d'œdème → profil neurotrophique. La perte de substance est progressive, régulière.
  • Ulcère profond d'emblée, à l'emporte-pièce, creusékératolyse : iatrogénie (aminosides, fluoroquinolones, AINS), cause immunologique, infection lytique. Le stroma est digéré plus vite qu'il n'est dénudé.

Le signe que l'on cherche activement : l'hyperplasie des berges

Un ulcère neurotrophique chronique présente typiquement des berges épithéliales hyperplasiées, en relief, grises, décollées, surplombant un fond nu — à distinguer du front de migration normal, fin et translucide.

Le mécanisme est instructif : en contexte d'inflammation, d'iatrogénie ou de kératite neurotrophique, l'épithélium subit une stratification prématurée — la balance bascule vers prolifération/stratification > migration, sous l'effet d'IL-1, MMP-9 et TGF-β. Les cellules s'empilent au bord au lieu d'avancer. Le rôle permissif de la MMP-9 est bien établi (Mohan et al., JBC 2001 : les souris déficientes en MMP-9 développent une hyperplasie épithéliale ; Gabison et al., Ophthalmology 2005).

Conséquence thérapeutique directe

Ces berges doivent être débridées. Le débridement retire l'épithélium non adhérent et « remet à zéro » le front de migration ; c'est souvent le geste qui débloque un ulcère stagnant depuis des semaines. Dans la série, il a été réalisé chez 5 yeux (1,4 %) — chiffre qui traduit sans doute une sous-utilisation plus qu'une rareté de l'indication.

Deux autres repères sémiologiques utiles : une fluorescéine qui s'infiltre sous les berges oriente vers une kératite herpétique active ; une kératite en tourbillon (vortex) signe une hyperplasie épithéliale désordonnée, fréquente après kératoplastie sur herpès sous corticoïdes et aminosides.

Étiologies : chercher, et souvent en trouver plusieurs

Toute atteinte du V1, du noyau trigéminé aux terminaisons cornéennes, peut produire une KNT. Dans la série (354 yeux), la cause est multifactorielle dans 34,2 % des cas et idiopathique dans 8,2 % — trouver une cause ne dispense donc jamais d'en chercher une deuxième.

Causes oculaires

  • Maladie herpétique — 114 yeux, 32,2 % (HSV 91, soit 25,7 % ; VZV 23, soit 6,5 %) : première étiologie, associant destruction nerveuse directe et inflammation récurrente. Piège classique : la « kératite herpétique qui ne guérit pas malgré un traitement antiviral bien conduit » est très souvent devenue une KNT post-herpétique, entretenue par l'antiviral topique lui-même — d'où l'intérêt d'une fenêtre thérapeutique, spectaculaire quand elle est indiquée (absence d'inflammation stromale, hypoesthésie marquée).
  • Iatrogénie — 113 yeux, 31,9 %, à ventiler en trois familles :
    • Chirurgicale : vitrectomie avec endolaser 36 yeux (10,2 %), chirurgies oculaires multiples 18 (5,1 %), kératoplastie transfixiante ou lamellaire 17 (4,8 %) — qui sectionne les nerfs stromaux —, séquelles de radiothérapie 16 (4,5 %), chirurgie réfractive 6 (1,7 %), panphotocoagulation 4 (1,1 %). Après chirurgie du décollement de rétine, les facteurs favorisants s'additionnent : péritomie limbique, cerclage, désépithélialisation per-opératoire, iatrogénie post-opératoire, diabète associé. Après LASIK, savoir distinguer une sécheresse débordant le capot d'une KPS strictement limitée au capot, qui est neurotrophique.
    • Médicamenteuse locale — 39 yeux (11,0 %) : antiglaucomateux 14 (4 %), antibiotiques 14 (4 %), AINS 9 (2,5 %), anesthésiques de surface 2 (0,6 %) ; auxquels s'ajoutent conservateurs, antiviraux topiques et collyres fortifiés prolongés.
    • Médicamenteuse systémique : chimiothérapies neurotoxiques 11 yeux (3,1 %) ; à connaître également, les inhibiteurs de l'EGFR (erlotinib, panitumumab), responsables de défects épithéliaux multiples, de fonte et de perforations (Saint-Jean et al., Ophthalmology 2012).
  • Pathologie chronique de la surface — 62 yeux, 17,5 % : blépharite sévère et rosacée 38 (10,7 %), entropion 9 (2,5 %), traumatismes et brûlures chimiques 9 (2,5 %), GVH 4 (1,1 %), Sjögren 3 (0,8 %), trachome 3 (0,8 %), pemphigoïde cicatricielle 2 (0,6 %).

Causes systémiques

  • Maladies du système nerveux central — 98 yeux, 27,7 % : tumeurs intracérébrales et/ou leurs chirurgies 62 (17,5 %), AVC 13 (3,7 %), hémorragie ou malformation artério-veineuse 9 (2,5 %), lésion de V1 en chirurgie cérébrale 6 (1,7 %), thermocoagulation du trijumeau 3 (0,8 %), fistule carotido-caverneuse 3 (0,8 %), sclérose en plaques 2, leucodystrophie 2, infection cérébrale 2, maladie dégénérative ou infiltrative 2, neurofibromatoses, sclérose tubéreuse, NEM IIB, Guillain-Barré. Proportion élevée qui reflète en partie le recrutement d'un centre également référent en neurologie et neuroradiologie.
  • Diabète — 37 yeux, 10,5 % (dont 25, soit 7,1 %, sans vitrectomie ni panphotocoagulation) : neuropathie cornéenne diabétique, largement sous-diagnostiquée.
  • Rares — 9 yeux (2,5 %) : alcoolisme sévère ou carence en B12 (3), séquelles d'Acanthamoeba (2), lèpre (2), carence en vitamine A (1), syndrome de Goldenhar (1).

Formes bilatérales (19 patients, 5,7 %) : multifactorielles 7, idiopathiques 3 ; étiologies dominantes iatrogène (36,8 %), pathologie chronique de surface (26,3 %), herpès (21,1 %), origine centrale ou diabète (15,8 % chacune).

Le cas particulier des AINS

Ils cumulent les mécanismes : ils anesthésient la cornée, retardent la cicatrisation et induisent les MMP. Facteurs de risque de kératolyse sous AINS : terrain à risque (pathologie immunologique, hypoesthésie cornéenne, diabète, syndrome sec), facteur déclenchant (chirurgie, cataracte au premier chef), traitement inapproprié (surdosage, durée excessive), port de lentilles. Tous les AINS sont concernés.

La kératolyse (para)centrale aseptique sans hypoesthésie doit faire chercher un syndrome sec sévère : Gougerot-Sjögren, GVH, chimiothérapie en cours.

Classification de Mackie, épidémiologie et pronostic

Les trois stades

  • Stade I — altérations épithéliales superficielles : kératite ponctuée superficielle, épithélium terne et irrégulier, œdème épithélial, parfois hyperplasie et néovascularisation superficielle.
  • Stade II — érosion épithéliale sans amincissement stromal : défect ovale ou circulaire, récidivant ou persistant, berges lisses souvent hyperplasiées, halo d'œdème stromal.
  • Stade III — ulcération avec amincissement stromal : fonte, descemétocèle, risque de perforation.

(Mackie IA. Neuroparalytic keratitis. WB Saunders, 1995.)

La série de référence

Étude rétrospective monocentrique, Fondation Adolphe de Rothschild, novembre 2009 – octobre 2017 : 305 351 consultations criblées, 392 dossiers identifiés, 335 patients / 354 yeux inclus (57 patients exclus, 14,5 %).

Série de référence — caractéristiques principales
ParamètreValeur
Fréquence11/10 000 patients (0,11 %)
Âge moyen63,1 ± 21,0 ans (6-101)
Sexe49,6 % hommes / 50,4 % femmes
Bilatéralité19 patients (5,7 %)
Stade I122 yeux (34,5 %) — dont 6/122 progressent vers le stade II
Stade II108 yeux (30,5 %) — dont 12/108 progressent vers le stade III
Stade III115 yeux (32,5 %)
Pré-perforés ou perforés14 yeux (4 %)
Non stadifiables9 yeux (2,5 %)
Acuité initiale (CDVA)0,61 ± 0,49 LogMAR
Perdus de vue45 patients / 47 yeux (13,3 %) → analyse sur 307 yeux

La fréquence observée est environ sept fois supérieure à l'estimation classique de 1,6/10 000, laquelle n'était extrapolée que de quelques pathologies associées (6 % des kératites herpétiques, 12,8 % des zonas ophtalmiques, 2,8 % des chirurgies de névralgie du trijumeau).

Retard diagnostique

Seuls 220 yeux (62,1 %) ont été diagnostiqués dès la première consultation ; les autres l'ont été après un délai moyen de 38,8 jours (IC 95 % : 29,6-48,0). 58 yeux (16,4 %) ont reçu à tort des antibiotiques fortifiés pour un « abcès de cornée », secondairement arrêtés ; seuls 23 yeux (6,5 %) avaient une surinfection bactérienne documentée.

Résultats visuels et facteurs pronostiques

La CDVA moyenne s'améliore significativement de 0,61 ± 0,49 à 0,38 ± 0,49 LogMAR, soit un gain moyen de 0,19 ± 0,34 — presque deux lignes ETDRS.

Gain visuel selon le stade initial
StadeCDVA initialeCDVA finaleGain
I0,44 ± 0,410,35 ± 0,370,09 ± 0,25
II0,70 ± 0,430,45 ± 0,360,25 ± 0,42
III0,89 ± 0,290,55 ± 0,380,44 ± 0,34

Lecture de ce tableau : le gain visuel le plus important concerne les stades avancés — parce qu'ils partent de plus bas — mais leur acuité finale reste significativement plus mauvaise. Traiter agressivement un stade III récupère beaucoup ; traiter tôt un stade I évite d'avoir à le faire.

Au total, la CDVA s'améliore pour 104 yeux (45 %), reste stable pour 75 (33 %) et se dégrade pour 50 (22 %). Les yeux « compte les doigts ou moins » passent de 121 (34,2 %) à 97 (27,4 %).

Trois facteurs sont significativement corrélés à la CDVA finale (Spearman) : acuité initiale (r = 0,66 ; p < 0,001), stade de Mackie initial (r = 0,24 ; p = 0,002), âge (r = 0,24 ; p = 0,003).

Ne sont pas corrélés : l'étiologie (herpès, VZV, iatrogénie, causes centrales, pathologie de surface, diabète, cause inconnue), la lagophtalmie, et — de façon notable — le délai diagnostique (ni en jours, ni en nombre de visites). Cette dernière absence de corrélation ne signifie pas que le délai soit sans importance : les auteurs l'expliquent par la mise en route rapide d'un traitement adapté malgré des diagnostics initiaux manqués (le plus souvent des stades I), par des délais de recours courts et une surveillance rapprochée, et par l'arrêt précoce des antibiotiques prescrits à tort.

Le paradoxe du stade I

Résultat contre-intuitif et pédagogiquement précieux :

Le paradoxe du stade I
Stade IStades II & III
Yeux cicatrisés56188 (90,4 %)
Consultations (moyenne)9,9 (IC 7,1-12,6)16,9 (IC 14,6-19,1)
Délai moyen de cicatrisation77,8 jours35,0 jours
Cicatrisation > 14 jours79 %60 %
Cicatrisation < 7 jours7 %13 %
Ne pas confondre lenteur et bénignité

Le temps de cicatrisation est significativement plus long au stade I qu'aux stades II-III (p < 0,001). L'explication n'est pas biologique mais thérapeutique : les stades II-III bénéficient d'interventions actives et efficaces (membrane amniotique, RGTA), tandis que le stade I ne dispose que de traitements lents et peu performants. La lenteur du stade I ne doit donc jamais être confondue avec de la bénignité — c'est au contraire le stade où l'on perd du temps.

Chiffres globaux : taux de cicatrisation 79,5 %, délai moyen 44,8 jours ; 87,9 % de cicatrisation à 5 semaines pour les stades II-III — à comparer aux 13,7 % à 4 semaines et 33,3 % à 8 semaines des stades II-III non traités du bras véhicule de Bonini et al. Suivi moyen 21,4 mois (IC 13,7-29,1), 15,0 consultations par patient en moyenne, 73 patients hospitalisés (21,8 %) pour une durée moyenne de 11,5 jours (médiane 7). Récidives : 70 yeux, en moyenne 1,5 récidive par œil.

À retenir

La KNT doit être considérée comme une urgence diagnostique et thérapeutique.

Glossaire des abréviations utilisées dans ce cours

Sigles et acronymes scientifiques employés au fil des 10 pages du cours, classés par ordre alphabétique.

AAV
virus adéno-associé (vecteur viral de thérapie génique)
ABCG2
transporteur ABCG2, marqueur des cellules souches limbiques
AINS
anti-inflammatoire non stéroïdien
AMT
greffe de membrane amniotique (Amniotic Membrane Transplantation)
anti-VEGF
traitement anti-angiogénique ciblant le VEGF
ASC
protéine adaptatrice de l'inflammasome (Apoptosis-associated Speck-like protein containing a CARD)
AVC
accident vasculaire cérébral
BrdU
bromodésoxyuridine, marqueur de prolifération cellulaire
CCL2
chimiokine CCL2, synonyme de MCP-1 ; recrute les monocytes circulants
CCR2
récepteur de CCL2 ; marqueur des monocytes/macrophages nouvellement recrutés
CD147
cluster de différenciation 147 ; synonyme de l'EMMPRIN et de la basigine
CD163
marqueur de macrophages M2 ; récepteur scavenger hémoglobine-haptoglobine
CD206
récepteur du mannose ; marqueur de polarisation M2
CD74
récepteur de surface du MIF
CDVA
acuité visuelle de loin corrigée (Corrected Distance Visual Acuity)
CGRP
peptide relié au gène de la calcitonine (Calcitonin Gene-Related Peptide)
CTGF
facteur de croissance du tissu conjonctif (Connective Tissue Growth Factor)
CX3CL1
fractalkine, chimiokine impliquée dans le recrutement des monocytes/macrophages
CXCR2/CXCR4
récepteurs de chimiokines, également récepteurs du MIF
DAMP
motif moléculaire associé aux dommages (Damage-Associated Molecular Pattern)
DEP
défect épithélial persistant
EGF
facteur de croissance épidermique (Epidermal Growth Factor)
EGFR
récepteur du facteur de croissance épidermique
EMMPRIN
inducteur des métalloprotéinases matricielles (Extracellular Matrix Metalloproteinase Inducer) ; synonyme de CD147
ETDRS
échelle d'acuité visuelle de référence en recherche clinique (Early Treatment Diabetic Retinopathy Study)
FasL
ligand de Fas, protéine inductrice d'apoptose
FISH
hybridation in situ en fluorescence
GAG
glycosaminoglycane(s)
GM-CSF
facteur de stimulation des colonies de granulocytes-macrophages
GVH
maladie du greffon contre l'hôte (Graft-Versus-Host)
HGF
facteur de croissance des hépatocytes (Hepatocyte Growth Factor)
HIF-3α
facteur induit par l'hypoxie, sous-unité 3-alpha
HMGB1
High Mobility Group Box 1, alarmine relarguée par les cellules lésées (DAMP)
IC 95 %
intervalle de confiance à 95 %
IESD
interactions épithélio-stromales directes
IFN-γ
interféron gamma
IGF-1
facteur de croissance analogue à l'insuline de type 1
IL-1
interleukine-1
iNOS
NO-synthase inductible
IPAS
protéine à domaine PAS inhibitrice (inhibitory PAS domain protein)
IRM
imagerie par résonance magnétique
KGF
facteur de croissance des kératinocytes (Keratinocyte Growth Factor)
KNT
kératite neurotrophique
KPS
kératite ponctuée superficielle
LASIK
kératomileusis in situ assisté par laser (Laser-Assisted In Situ Keratomileusis)
LogMAR
échelle logarithmique d'acuité visuelle
LOX
lysyl oxydase, enzyme de réticulation du collagène
LPS
lipopolysaccharide bactérien
M1
macrophage à activation classique, à profil pro-inflammatoire
M2
macrophage à activation alternative, à profil pro-résolutif/réparateur (sous-types M2a-M2d, M2eff)
MBE
membrane basale épithéliale
MerTK
récepteur tyrosine kinase impliqué dans l'éfférocytose
MIF
facteur d'inhibition de la migration des macrophages (Macrophage Migration Inhibitory Factor)
MMP
métalloprotéinase matricielle (Matrix Metalloproteinase)
NEM IIB
néoplasie endocrinienne multiple de type IIB
NGF
facteur de croissance nerveuse (Nerve Growth Factor)
NLRP3
inflammasome NLRP3 (NOD-, LRP- and pyrin domain-containing protein 3)
NO
monoxyde d'azote
PACAP
polypeptide activateur de l'adénylate cyclase hypophysaire
PAF
facteur d'activation plaquettaire (Platelet-Activating Factor)
PAMP
motif moléculaire associé aux pathogènes (Pathogen-Associated Molecular Pattern)
PDGF
facteur de croissance dérivé des plaquettes (Platelet-Derived Growth Factor)
PEDF
facteur dérivé de l'épithélium pigmentaire (Pigment Epithelium-Derived Factor)
PGE₂
prostaglandine E2
PRK
photokératectomie réfractive (photoablation de surface au laser)
pro-NGF
précurseur du NGF
RGTA
agent matriciel de régénération tissulaire (ReGeneraTing Agent), ex. Cacicol
rhNGF
NGF recombinant humain (cénégermine)
ROS
espèces réactives de l'oxygène (Reactive Oxygen Species)
Smad
protéines effectrices de la voie de signalisation du TGF-β
SNC
système nerveux central
sVEGFR-1
forme soluble du récepteur-1 du VEGF (= sFlt-1)
sVEGFR-3
forme soluble du récepteur-3 du VEGF
TGF-β
facteur de croissance transformant bêta (Transforming Growth Factor beta)
TIMP
inhibiteur tissulaire des métalloprotéinases
TLR
récepteur de type Toll (Toll-Like Receptor)
TNF-α
facteur de nécrose tumorale alpha
TRPV4
canal ionique mécanosensible de la famille TRP (Transient Receptor Potential Vanilloid 4)
uPA
activateur du plasminogène de type urokinase
V1
branche ophtalmique du nerf trijumeau
VEGF
facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (Vascular Endothelial Growth Factor)
VEGF-C
isoforme lymphangiogénique du VEGF
VIP
peptide intestinal vasoactif (Vasoactive Intestinal Peptide)
YAP/TAZ
effecteurs de la voie Hippo, senseurs de rigidité mécanique de la matrice
α-SMA
alpha-actine de muscle lisse, marqueur du myofibroblaste