Sémiologie : lire un ulcère de cornée
La localisation
- Ulcère central ou paracentral → évoquer d'abord une cause trophique, une iatrogénie, une infection, une inflammation.
- Ulcère périphérique → évoquer d'abord une cause inflammatoire (kératite ulcérante périphérique), plus rarement infectieuse.
Cette dichotomie tient à la vascularisation et à l'innervation : la périphérie est proche des vaisseaux limbiques et des cellules immunitaires ; le centre est le territoire le plus densément innervé et le plus dépendant du film lacrymal.
La forme du fond et des berges
- Ulcère « en pente douce », harmonieux, à bords lisses et arrondis, avec halo d'œdème → profil neurotrophique. La perte de substance est progressive, régulière.
- Ulcère profond d'emblée, à l'emporte-pièce, creusé → kératolyse : iatrogénie (aminosides, fluoroquinolones, AINS), cause immunologique, infection lytique. Le stroma est digéré plus vite qu'il n'est dénudé.
Le signe que l'on cherche activement : l'hyperplasie des berges
Un ulcère neurotrophique chronique présente typiquement des berges épithéliales hyperplasiées, en relief, grises, décollées, surplombant un fond nu — à distinguer du front de migration normal, fin et translucide.
Le mécanisme est instructif : en contexte d'inflammation, d'iatrogénie ou de kératite neurotrophique, l'épithélium subit une stratification prématurée — la balance bascule vers prolifération/stratification > migration, sous l'effet d'IL-1, MMP-9 et TGF-β. Les cellules s'empilent au bord au lieu d'avancer. Le rôle permissif de la MMP-9 est bien établi (Mohan et al., JBC 2001 : les souris déficientes en MMP-9 développent une hyperplasie épithéliale ; Gabison et al., Ophthalmology 2005).
Ces berges doivent être débridées. Le débridement retire l'épithélium non adhérent et « remet à zéro » le front de migration ; c'est souvent le geste qui débloque un ulcère stagnant depuis des semaines. Dans la série, il a été réalisé chez 5 yeux (1,4 %) — chiffre qui traduit sans doute une sous-utilisation plus qu'une rareté de l'indication.
Deux autres repères sémiologiques utiles : une fluorescéine qui s'infiltre sous les berges oriente vers une kératite herpétique active ; une kératite en tourbillon (vortex) signe une hyperplasie épithéliale désordonnée, fréquente après kératoplastie sur herpès sous corticoïdes et aminosides.
Étiologies : chercher, et souvent en trouver plusieurs
Toute atteinte du V1, du noyau trigéminé aux terminaisons cornéennes, peut produire une KNT. Dans la série (354 yeux), la cause est multifactorielle dans 34,2 % des cas et idiopathique dans 8,2 % — trouver une cause ne dispense donc jamais d'en chercher une deuxième.
Causes oculaires
- Maladie herpétique — 114 yeux, 32,2 % (HSV 91, soit 25,7 % ; VZV 23, soit 6,5 %) : première étiologie, associant destruction nerveuse directe et inflammation récurrente. Piège classique : la « kératite herpétique qui ne guérit pas malgré un traitement antiviral bien conduit » est très souvent devenue une KNT post-herpétique, entretenue par l'antiviral topique lui-même — d'où l'intérêt d'une fenêtre thérapeutique, spectaculaire quand elle est indiquée (absence d'inflammation stromale, hypoesthésie marquée).
- Iatrogénie — 113 yeux, 31,9 %, à ventiler en trois familles :
- Chirurgicale : vitrectomie avec endolaser 36 yeux (10,2 %), chirurgies oculaires multiples 18 (5,1 %), kératoplastie transfixiante ou lamellaire 17 (4,8 %) — qui sectionne les nerfs stromaux —, séquelles de radiothérapie 16 (4,5 %), chirurgie réfractive 6 (1,7 %), panphotocoagulation 4 (1,1 %). Après chirurgie du décollement de rétine, les facteurs favorisants s'additionnent : péritomie limbique, cerclage, désépithélialisation per-opératoire, iatrogénie post-opératoire, diabète associé. Après LASIK, savoir distinguer une sécheresse débordant le capot d'une KPS strictement limitée au capot, qui est neurotrophique.
- Médicamenteuse locale — 39 yeux (11,0 %) : antiglaucomateux 14 (4 %), antibiotiques 14 (4 %), AINS 9 (2,5 %), anesthésiques de surface 2 (0,6 %) ; auxquels s'ajoutent conservateurs, antiviraux topiques et collyres fortifiés prolongés.
- Médicamenteuse systémique : chimiothérapies neurotoxiques 11 yeux (3,1 %) ; à connaître également, les inhibiteurs de l'EGFR (erlotinib, panitumumab), responsables de défects épithéliaux multiples, de fonte et de perforations (Saint-Jean et al., Ophthalmology 2012).
- Pathologie chronique de la surface — 62 yeux, 17,5 % : blépharite sévère et rosacée 38 (10,7 %), entropion 9 (2,5 %), traumatismes et brûlures chimiques 9 (2,5 %), GVH 4 (1,1 %), Sjögren 3 (0,8 %), trachome 3 (0,8 %), pemphigoïde cicatricielle 2 (0,6 %).
Causes systémiques
- Maladies du système nerveux central — 98 yeux, 27,7 % : tumeurs intracérébrales et/ou leurs chirurgies 62 (17,5 %), AVC 13 (3,7 %), hémorragie ou malformation artério-veineuse 9 (2,5 %), lésion de V1 en chirurgie cérébrale 6 (1,7 %), thermocoagulation du trijumeau 3 (0,8 %), fistule carotido-caverneuse 3 (0,8 %), sclérose en plaques 2, leucodystrophie 2, infection cérébrale 2, maladie dégénérative ou infiltrative 2, neurofibromatoses, sclérose tubéreuse, NEM IIB, Guillain-Barré. Proportion élevée qui reflète en partie le recrutement d'un centre également référent en neurologie et neuroradiologie.
- Diabète — 37 yeux, 10,5 % (dont 25, soit 7,1 %, sans vitrectomie ni panphotocoagulation) : neuropathie cornéenne diabétique, largement sous-diagnostiquée.
- Rares — 9 yeux (2,5 %) : alcoolisme sévère ou carence en B12 (3), séquelles d'Acanthamoeba (2), lèpre (2), carence en vitamine A (1), syndrome de Goldenhar (1).
Formes bilatérales (19 patients, 5,7 %) : multifactorielles 7, idiopathiques 3 ; étiologies dominantes iatrogène (36,8 %), pathologie chronique de surface (26,3 %), herpès (21,1 %), origine centrale ou diabète (15,8 % chacune).
Ils cumulent les mécanismes : ils anesthésient la cornée, retardent la cicatrisation et induisent les MMP. Facteurs de risque de kératolyse sous AINS : terrain à risque (pathologie immunologique, hypoesthésie cornéenne, diabète, syndrome sec), facteur déclenchant (chirurgie, cataracte au premier chef), traitement inapproprié (surdosage, durée excessive), port de lentilles. Tous les AINS sont concernés.
La kératolyse (para)centrale aseptique sans hypoesthésie doit faire chercher un syndrome sec sévère : Gougerot-Sjögren, GVH, chimiothérapie en cours.
Classification de Mackie, épidémiologie et pronostic
Les trois stades
- Stade I — altérations épithéliales superficielles : kératite ponctuée superficielle, épithélium terne et irrégulier, œdème épithélial, parfois hyperplasie et néovascularisation superficielle.
- Stade II — érosion épithéliale sans amincissement stromal : défect ovale ou circulaire, récidivant ou persistant, berges lisses souvent hyperplasiées, halo d'œdème stromal.
- Stade III — ulcération avec amincissement stromal : fonte, descemétocèle, risque de perforation.
(Mackie IA. Neuroparalytic keratitis. WB Saunders, 1995.)
La série de référence
Étude rétrospective monocentrique, Fondation Adolphe de Rothschild, novembre 2009 – octobre 2017 : 305 351 consultations criblées, 392 dossiers identifiés, 335 patients / 354 yeux inclus (57 patients exclus, 14,5 %).
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Fréquence | 11/10 000 patients (0,11 %) |
| Âge moyen | 63,1 ± 21,0 ans (6-101) |
| Sexe | 49,6 % hommes / 50,4 % femmes |
| Bilatéralité | 19 patients (5,7 %) |
| Stade I | 122 yeux (34,5 %) — dont 6/122 progressent vers le stade II |
| Stade II | 108 yeux (30,5 %) — dont 12/108 progressent vers le stade III |
| Stade III | 115 yeux (32,5 %) |
| Pré-perforés ou perforés | 14 yeux (4 %) |
| Non stadifiables | 9 yeux (2,5 %) |
| Acuité initiale (CDVA) | 0,61 ± 0,49 LogMAR |
| Perdus de vue | 45 patients / 47 yeux (13,3 %) → analyse sur 307 yeux |
La fréquence observée est environ sept fois supérieure à l'estimation classique de 1,6/10 000, laquelle n'était extrapolée que de quelques pathologies associées (6 % des kératites herpétiques, 12,8 % des zonas ophtalmiques, 2,8 % des chirurgies de névralgie du trijumeau).
Seuls 220 yeux (62,1 %) ont été diagnostiqués dès la première consultation ; les autres l'ont été après un délai moyen de 38,8 jours (IC 95 % : 29,6-48,0). 58 yeux (16,4 %) ont reçu à tort des antibiotiques fortifiés pour un « abcès de cornée », secondairement arrêtés ; seuls 23 yeux (6,5 %) avaient une surinfection bactérienne documentée.
Résultats visuels et facteurs pronostiques
La CDVA moyenne s'améliore significativement de 0,61 ± 0,49 à 0,38 ± 0,49 LogMAR, soit un gain moyen de 0,19 ± 0,34 — presque deux lignes ETDRS.
| Stade | CDVA initiale | CDVA finale | Gain |
|---|---|---|---|
| I | 0,44 ± 0,41 | 0,35 ± 0,37 | 0,09 ± 0,25 |
| II | 0,70 ± 0,43 | 0,45 ± 0,36 | 0,25 ± 0,42 |
| III | 0,89 ± 0,29 | 0,55 ± 0,38 | 0,44 ± 0,34 |
Lecture de ce tableau : le gain visuel le plus important concerne les stades avancés — parce qu'ils partent de plus bas — mais leur acuité finale reste significativement plus mauvaise. Traiter agressivement un stade III récupère beaucoup ; traiter tôt un stade I évite d'avoir à le faire.
Au total, la CDVA s'améliore pour 104 yeux (45 %), reste stable pour 75 (33 %) et se dégrade pour 50 (22 %). Les yeux « compte les doigts ou moins » passent de 121 (34,2 %) à 97 (27,4 %).
Trois facteurs sont significativement corrélés à la CDVA finale (Spearman) : acuité initiale (r = 0,66 ; p < 0,001), stade de Mackie initial (r = 0,24 ; p = 0,002), âge (r = 0,24 ; p = 0,003).
Ne sont pas corrélés : l'étiologie (herpès, VZV, iatrogénie, causes centrales, pathologie de surface, diabète, cause inconnue), la lagophtalmie, et — de façon notable — le délai diagnostique (ni en jours, ni en nombre de visites). Cette dernière absence de corrélation ne signifie pas que le délai soit sans importance : les auteurs l'expliquent par la mise en route rapide d'un traitement adapté malgré des diagnostics initiaux manqués (le plus souvent des stades I), par des délais de recours courts et une surveillance rapprochée, et par l'arrêt précoce des antibiotiques prescrits à tort.
Le paradoxe du stade I
Résultat contre-intuitif et pédagogiquement précieux :
| Stade I | Stades II & III | |
|---|---|---|
| Yeux cicatrisés | 56 | 188 (90,4 %) |
| Consultations (moyenne) | 9,9 (IC 7,1-12,6) | 16,9 (IC 14,6-19,1) |
| Délai moyen de cicatrisation | 77,8 jours | 35,0 jours |
| Cicatrisation > 14 jours | 79 % | 60 % |
| Cicatrisation < 7 jours | 7 % | 13 % |
Le temps de cicatrisation est significativement plus long au stade I qu'aux stades II-III (p < 0,001). L'explication n'est pas biologique mais thérapeutique : les stades II-III bénéficient d'interventions actives et efficaces (membrane amniotique, RGTA), tandis que le stade I ne dispose que de traitements lents et peu performants. La lenteur du stade I ne doit donc jamais être confondue avec de la bénignité — c'est au contraire le stade où l'on perd du temps.
Chiffres globaux : taux de cicatrisation 79,5 %, délai moyen 44,8 jours ; 87,9 % de cicatrisation à 5 semaines pour les stades II-III — à comparer aux 13,7 % à 4 semaines et 33,3 % à 8 semaines des stades II-III non traités du bras véhicule de Bonini et al. Suivi moyen 21,4 mois (IC 13,7-29,1), 15,0 consultations par patient en moyenne, 73 patients hospitalisés (21,8 %) pour une durée moyenne de 11,5 jours (médiane 7). Récidives : 70 yeux, en moyenne 1,5 récidive par œil.
La KNT doit être considérée comme une urgence diagnostique et thérapeutique.
Glossaire des abréviations utilisées dans ce cours
Sigles et acronymes scientifiques employés au fil des 10 pages du cours, classés par ordre alphabétique.
Aucun terme trouvé.
- AAV
- virus adéno-associé (vecteur viral de thérapie génique)
- ABCG2
- transporteur ABCG2, marqueur des cellules souches limbiques
- AINS
- anti-inflammatoire non stéroïdien
- AMT
- greffe de membrane amniotique (Amniotic Membrane Transplantation)
- anti-VEGF
- traitement anti-angiogénique ciblant le VEGF
- ASC
- protéine adaptatrice de l'inflammasome (Apoptosis-associated Speck-like protein containing a CARD)
- AVC
- accident vasculaire cérébral
- BrdU
- bromodésoxyuridine, marqueur de prolifération cellulaire
- CCL2
- chimiokine CCL2, synonyme de MCP-1 ; recrute les monocytes circulants
- CCR2
- récepteur de CCL2 ; marqueur des monocytes/macrophages nouvellement recrutés
- CD147
- cluster de différenciation 147 ; synonyme de l'EMMPRIN et de la basigine
- CD163
- marqueur de macrophages M2 ; récepteur scavenger hémoglobine-haptoglobine
- CD206
- récepteur du mannose ; marqueur de polarisation M2
- CD74
- récepteur de surface du MIF
- CDVA
- acuité visuelle de loin corrigée (Corrected Distance Visual Acuity)
- CGRP
- peptide relié au gène de la calcitonine (Calcitonin Gene-Related Peptide)
- CTGF
- facteur de croissance du tissu conjonctif (Connective Tissue Growth Factor)
- CX3CL1
- fractalkine, chimiokine impliquée dans le recrutement des monocytes/macrophages
- CXCR2/CXCR4
- récepteurs de chimiokines, également récepteurs du MIF
- DAMP
- motif moléculaire associé aux dommages (Damage-Associated Molecular Pattern)
- DEP
- défect épithélial persistant
- EGF
- facteur de croissance épidermique (Epidermal Growth Factor)
- EGFR
- récepteur du facteur de croissance épidermique
- EMMPRIN
- inducteur des métalloprotéinases matricielles (Extracellular Matrix Metalloproteinase Inducer) ; synonyme de CD147
- ETDRS
- échelle d'acuité visuelle de référence en recherche clinique (Early Treatment Diabetic Retinopathy Study)
- FasL
- ligand de Fas, protéine inductrice d'apoptose
- FISH
- hybridation in situ en fluorescence
- GAG
- glycosaminoglycane(s)
- GM-CSF
- facteur de stimulation des colonies de granulocytes-macrophages
- GVH
- maladie du greffon contre l'hôte (Graft-Versus-Host)
- HGF
- facteur de croissance des hépatocytes (Hepatocyte Growth Factor)
- HIF-3α
- facteur induit par l'hypoxie, sous-unité 3-alpha
- HMGB1
- High Mobility Group Box 1, alarmine relarguée par les cellules lésées (DAMP)
- IC 95 %
- intervalle de confiance à 95 %
- IESD
- interactions épithélio-stromales directes
- IFN-γ
- interféron gamma
- IGF-1
- facteur de croissance analogue à l'insuline de type 1
- IL-1
- interleukine-1
- iNOS
- NO-synthase inductible
- IPAS
- protéine à domaine PAS inhibitrice (inhibitory PAS domain protein)
- IRM
- imagerie par résonance magnétique
- KGF
- facteur de croissance des kératinocytes (Keratinocyte Growth Factor)
- KNT
- kératite neurotrophique
- KPS
- kératite ponctuée superficielle
- LASIK
- kératomileusis in situ assisté par laser (Laser-Assisted In Situ Keratomileusis)
- LogMAR
- échelle logarithmique d'acuité visuelle
- LOX
- lysyl oxydase, enzyme de réticulation du collagène
- LPS
- lipopolysaccharide bactérien
- M1
- macrophage à activation classique, à profil pro-inflammatoire
- M2
- macrophage à activation alternative, à profil pro-résolutif/réparateur (sous-types M2a-M2d, M2eff)
- MBE
- membrane basale épithéliale
- MerTK
- récepteur tyrosine kinase impliqué dans l'éfférocytose
- MIF
- facteur d'inhibition de la migration des macrophages (Macrophage Migration Inhibitory Factor)
- MMP
- métalloprotéinase matricielle (Matrix Metalloproteinase)
- NEM IIB
- néoplasie endocrinienne multiple de type IIB
- NGF
- facteur de croissance nerveuse (Nerve Growth Factor)
- NLRP3
- inflammasome NLRP3 (NOD-, LRP- and pyrin domain-containing protein 3)
- NO
- monoxyde d'azote
- PACAP
- polypeptide activateur de l'adénylate cyclase hypophysaire
- PAF
- facteur d'activation plaquettaire (Platelet-Activating Factor)
- PAMP
- motif moléculaire associé aux pathogènes (Pathogen-Associated Molecular Pattern)
- PDGF
- facteur de croissance dérivé des plaquettes (Platelet-Derived Growth Factor)
- PEDF
- facteur dérivé de l'épithélium pigmentaire (Pigment Epithelium-Derived Factor)
- PGE₂
- prostaglandine E2
- PRK
- photokératectomie réfractive (photoablation de surface au laser)
- pro-NGF
- précurseur du NGF
- RGTA
- agent matriciel de régénération tissulaire (ReGeneraTing Agent), ex. Cacicol
- rhNGF
- NGF recombinant humain (cénégermine)
- ROS
- espèces réactives de l'oxygène (Reactive Oxygen Species)
- Smad
- protéines effectrices de la voie de signalisation du TGF-β
- SNC
- système nerveux central
- sVEGFR-1
- forme soluble du récepteur-1 du VEGF (= sFlt-1)
- sVEGFR-3
- forme soluble du récepteur-3 du VEGF
- TGF-β
- facteur de croissance transformant bêta (Transforming Growth Factor beta)
- TIMP
- inhibiteur tissulaire des métalloprotéinases
- TLR
- récepteur de type Toll (Toll-Like Receptor)
- TNF-α
- facteur de nécrose tumorale alpha
- TRPV4
- canal ionique mécanosensible de la famille TRP (Transient Receptor Potential Vanilloid 4)
- uPA
- activateur du plasminogène de type urokinase
- V1
- branche ophtalmique du nerf trijumeau
- VEGF
- facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (Vascular Endothelial Growth Factor)
- VEGF-C
- isoforme lymphangiogénique du VEGF
- VIP
- peptide intestinal vasoactif (Vasoactive Intestinal Peptide)
- YAP/TAZ
- effecteurs de la voie Hippo, senseurs de rigidité mécanique de la matrice
- α-SMA
- alpha-actine de muscle lisse, marqueur du myofibroblaste